Célébrer la vie, Honorer l'Amour.
Le Chemin de l'Etre ...
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Bienvenue,
Je te souhaite une belle lecture, de belles résonances.
La vie est une danse.
Celle de l'amour, rythmée par les battements de nos cœurs.
Merci d'être sur ce chemin de conscience, de profondeur du vivant.
Dans l'espace de guérison, vers le pardon, les remerciements.
Dans chaque mouvement se trouve la grâce de l'instant.
Chaque être en miroir est un guide, dans ses yeux se crée l'espace par lequel nous nous rencontrons.
Que mon regard sur la vie t'accompagne.
Mes yeux plongés dans les tiens.
De mon âme à ton âme.
Sakatori
L'art du tantra
« Tantrisme », terme inventé au xix siècle en Occident et dérivé du mot tantra (sanskrit IAST ; devanāgarī : तन्त्र ; « règle, traité »), désigne un ensemble de textes, de doctrines, de rituels et de méthodes initiatiques qui ont pénétré de façon diffuse la plupart des branches de l'hindouisme (compris le jaïnisme).
Sa définition exacte et son origine historique restent un sujet discussion parmi les spécialistes.
Il s'exprime à travers des pratiques yogiques et des rites, se basant sur des textes ou tantras révélés, selon la légende, par Shiva Lui-même, spécialement pour l'homme déchu du dernier âge (kali yuga), selon la cosmologie de l'hindouisme.
On rencontre des cultes tantriques dans les écoles shivaïtes ou shaktistes, dans le bouddhisme mahâyâna (pratiqué principalement en Chine, Corée, Japon et Viêt Nam) et dans le bouddhisme vajrayāna (bouddhisme adamantin ou bouddhisme de diamant, aussi nommé bouddhisme tantrique) pratiqué principalement au Tibet, en Mongolie et au Japon.
La littérature tantrique se compose de textes qui ont des noms divers comme tantra, saṃhitā, āgama et même certains sūtraH.
Le mot tantra est composé de la racine verbale 'tan' (tendre) et du suffixe -tra, qui forme des substantifs neutres désignant l'instrument accomplissant l'action en question et signifie : fil, continuité, chaîne de tissage d'un tissu, succession, méthode, règle, traité, voire, en sanskrit moderne, logiciel.
Tantra est un terme appliqué à un système métaphysique pratique originaire de la région himalayo-indienne.
Dans ce système, on considère comme base de l'univers deux principes symbolisés par le couple masculin et féminin.
Le tantra traditionnel est une « voie de transformation intégrale de l'être humain », qui passe par le corps et les cinq sens.
Les tantra sont des textes qui se veulent être la continuation des véda.
Les véda sont des formules de liturgie et de rituel qui apparaissent en Inde entre 1500-1000 av. J.-C. et qui remontent à une tradition peut être plus lointaine. Elles ne furent pas transcrites avant le viiie siècle av. J.-C..
De ces textes liturgiques et de rituels sont issus de nombreux commentaires.
À la suite du védisme qui place le désir (kāma) à l’origine de la Création, le brahmanisme développe au contraire une « idéologie de la rétention ».
Le tantrisme apparaît en réaction pour restaurer le kāma en tant que voie de libération (moksha).
Émergeant dans la vallée de l’Indus, à une date sur laquelle les spécialistes ne peuvent se mettre d'accord, cette métaphysique repose sur deux principes : une « présence » omnisciente et une « action de prise de conscience ».
Les deux principes sont symbolisés respectivement par Shiva et par Shakti qui, bien que portant des noms venant de l'hindouisme, ne sont pas assimilés à ces dieux.
De nos jours, par ignorance, on donne le nom de « tantra » à des pratiques thérapeutiques sexologiques, souvent très éloignées de l'esprit du tantrisme originel.
Le tantrisme a souffert d'une approche New Age, on a trop voulu voir « une ritualisation de la sexualité, alors que c'est la sexualisation du rituel
( introduction de Gordon White David, Kiss of the Yogini)
La délivrance est atteinte en intégrant le désir à la spiritualité, par la pratique de rituels et d'exercices yogiques.
Le pratiquant (tantrika) doit transmuter son corps pour l'intégrer aux forces de l'univers, en utilisant le désir, énergie du monde.
Selon André Padoux, spécialiste du sujet, « le tantrisme veut permettre à l'homme d'atteindre la libération sans renoncer au monde, de parvenir à la paradoxale coïncidence de la manifestation et de la divinité. »
La divinité a deux pôles, notion qui s'est répandue dans plusieurs courants de l'hindouisme :
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un pôle masculin, conscient, mais inactif ;
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un pôle féminin, actif et créateur d'énergie (shakti)
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Le terme tantra est dans le bouddhisme interprété comme " continuité ".
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Une interprétation alternative comme « intégration [des différents aspects et processus de la personnalité] » a été proposée par Rongzom Chokyi Zangpo (Nyingma, xi siècle).
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L’objectif de la pratique est, comme dans l’ensemble du bouddhisme mahayana le développement de la sagesse et de la compassion, la destruction de l’ignorance et la parfaite compréhension de la vacuité transcendant samsara et nirvana.
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Les déités ne sont pas, comme dans l’hindouisme, des êtres ayant une nature propre ;
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Elles sont plus nombreuses et propres au bouddhisme pour la plupart.
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L’exégèse des tantras repose sur la philosophie bouddhique.
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Selon la tradition vajrayana, les tantras proviennent, tout comme les sutras, directement dukl Bouddha Shakyamuni.
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Il les aurait transmis sous d’autres formes que sa forme historique, éventuellement en se dédoublant. Ainsi, au moment où il anéantissait les efforts de Mara, il aurait enseigné sur un autre plan à des êtres des tantra comme celui de Tandrin (Hayagriva).
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Alors que sous sa forme terrestre, il donnait le sermon du mont des Vautours, il aurait transmis le Tantra de Kalachakra, conservé durant plusieurs siècles dans le monde de Shambhala.
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De grands accomplis (sansk.: Mahāsiddhas) auraient eu une perception directe des déités tantriques et composèrent des cycles d'enseignement qui auraient ensuite été diffusés de maître à disciple de façon secrète.
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Les textes tantriques sont la base du tantra yana, présenté comme relevant d’un niveau supérieur aux pratiques s’appuyant seulement sur les soutras hinayana et mahayana.
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Le tantrayana est un yoga censé éveiller plus rapidement la conscience subtile chez les personnes karmiquement prédisposées, et doit être pratiqué avec un guru après en avoir reçu une transmission de pouvoir aussi nommée initiation.
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L’éveil est atteint à travers un processus faisant appel à des visualisations de déités (yidam) dans leur univers (mandala), auxquelles le pratiquant s’identifie pour réaliser finalement leur aspect illusoire.
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Une particularité du tantrayana est que les obstacles mentaux comme la colère ou le désir ne sont pas réprimés, mais pris en charge pour être transformés en dispositions positives comme la compassion.
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Des passages apparemment contraires à l’éthique bouddhiste, tels que la violence peuvent apparaître dans les tantras, qui font l’objet d’une exégèse à différents niveaux.
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Des pratiques non orthodoxes et réservées à des pratiquants de niveau élevé ont pu donner au bouddhisme tantrique une image sulfureuse.